[ Portrait métier ] François, chargé d’opérations, nous parle de son métier

« Au cœur du réacteur », c’est ainsi que François résume son métier de chargé d’opérations. Arrivé à Podeliha fin 2019, il gère les différentes opérations de A à Z, en tenant compte des enjeux financiers, techniques, juridiques et environnementaux.

Après une école d’ingénieurs généraliste, François s’est spécialisé dans la dimension environnementale et durable des projets de construction.  Après 7 ans à l’Ademe, où il a occupé le poste de référent bâtiments performants et énergies renouvelables, puis le poste de chargé de projet Climat, il a travaillé 4 ans en tant qu’ingénieur développement durable dans un groupement d’EHPAD et Centres hospitaliers locaux. François est arrivé chez Podeliha en décembre 2019, en tant que chargé d’opérations.

Son métier consiste à monter et conduire une opération – construction neuve, acquisition-amélioration ou réhabilitation – de la sélection de l’architecte jusqu’à un an après la livraison des bâtiments. « On est au cœur du réacteur ! Il nous faut faire tenir l’ensemble, faire en sorte de trouver – et de garder – l’équilibre entre les enjeux techniques, financiers, juridiques, les contraintes de toutes les parties prenantes, le bien-être des locataires et les délais. C’est ce qui fait tout l’intérêt de ce métier : faire face à des enjeux pluriels et trouver les solutions… » résume François.

Et cet exemple illustre parfaitement les défis quotidiens du métier de chargé d’opérations : « Actuellement, sur une opération d’amélioration-acquisition, nous venons de trouver en cours de chantier beaucoup plus d’amiante que ne le prédisaient les premiers diagnostics. Il nous faut donc revoir le projet sur le plan technique et financier, rechercher d’autres subventions, revoir les plannings des différents intervenants, en essayant d’impacter le moins possible les délais et les engagements pris au départ, pour retrouver un équilibre financier qui permette de terminer les travaux de désamiantage. »

Chargé d’opérations : un numéro d’équilibriste ?

« Pour les opérations neuves, les développeurs transmettent aux chargés d’opération des projets qui comprennent un terrain et une étude pré-opérationnelle basée sur des ratios pour s’assurer que le programme est viable. Ces projets sont validés une première fois en commission. C’est à partir de cette étape que nous intervenons. Nous sélectionnons un architecte, qui va dessiner les bâtiments, les aménagements, et nous travaillons à s’assurer de la qualité et de la viabilité du projet, en combinant l’ensemble des contraintes : urbanisme, réseaux, environnement, contexte local… Cette étape peut amener à faire évoluer le projet. Après la conception et la sélection des entreprises de travaux, une deuxième validation en commission a lieu. Et c’est après cela, que peuvent démarrer les travaux. »

Cependant, le travail des chargés d’opération n’est pas fini pour autant. « Effectivement, nous gérons toute la phase de suivi de chantier et les dysfonctionnements éventuels pendant la première année post-livraison dans le cadre de la Garantie de parfait achèvement. Finalement, on est en capacité de comprendre l’ensemble des enjeux et des contraintes, mais on n’est experts de rien. Ce que j’aime le plus ici, c’est la polyvalence, la complexité et le challenge de devoir apprendre en permanence » explique François.

Jardinier amateur et président d’une association de potagers partagés, François a une sensibilité écologique forte… Impliqué dans le groupe de travail Politique environnementale du projet d’entreprise Tem’po, il apporte une vision et une expertise environnementales dans toutes les facettes du métier. « Dans toute décision opérationnelle, on doit se demander pourquoi on fait ça, est-ce qu’on est en accord avec les grands enjeux de l’opération, de l’entreprise et de la société. Et dans toute décision plus globale, plus stratégique, on doit s’attacher à intégrer l’expérience de terrain, l’humain, pour éviter les déconvenues et la dégradation des ambitions initiales. Comme le dit Bergson : “Il faut penser en Homme d’action et agir en Homme de pensée” ! » conclut-il…

 

Podeliha, le 20 octobre 2021

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