La question du logement dans les situations de violences conjugales : les bailleurs sociaux en soutien des familles

Le « bien vivre » étant une de ses préoccupations principales, Podeliha s’implique au quotidien auprès de ses locataires à travers un service dédié. Ses collaborateurs, formés à l’action sociale, écoutent, conseillent et orientent vers des interlocuteurs adaptés. Cet accompagnement se révèle parfois essentiel dans les situations sensibles voire urgentes telles que celles des violences conjugales.

En France, chaque année, près de 216 000 femmes (chiffre 2018) déclarent avoir été victimes de violences conjugales. Aux difficultés vécues s’ajoute, le plus souvent, la nécessité d’un relogement qui peut s’avérer compliqué… C’est dans ce contexte que Podeliha peut intervenir, avec l’aide d’associations qualifiées, notamment pour faciliter leurs conditions de relogement.

Le 24 septembre dernier, lors du 80e Congrès hlm de septembre, le Gouvernement s’engageait à trouver 1000 logements hlm pour des femmes victimes de violences conjugales. Le rôle des bailleurs sociaux est en effet essentiel dans le processus de relogement. « La législation française accorde une priorité aux femmes victimes de violence pour l’accès au logement social sous certaines conditions. L’instruction du 8 mars 2017 relative à l’accès au logement des femmes victimes de violences ou en grande difficulté précise certaines de ces dispositions légales visant à favoriser leur accès au logement, et insiste sur la nécessité de placer à un niveau élevé la cotation du critère victime de violence. » Dans ce cadre légal, Podeliha a ainsi attribué 15 logements à des femmes en situation de violences conjugales durant le 1er semestre 2019.

Héberger dans l’urgence et accompagner le projet de vie

Pour répondre aux besoins réels d’hébergement et en partenariat avec l’association SOS Femmes, Podeliha met également à disposition 4 logements temporaires. Ces logements, dont les adresses sont protégées, servent à héberger les victimes dans des situations d’urgence. « Ces appartements permettent de mettre à l’abri les victimes, dans des conditions de logements décentes, et de travailler avec elles à leur projet de sortie d’hébergement temporaire. Pour elles, la question du logement est essentielle. C’est un moyen de se (re)construire, et de se projeter vers une nouvelle vie », témoigne Véronique Lardeux, responsable du service Habitat et Vie Sociale.

Prévenir et accompagner le relogement

Avant d’en arriver à de telles situations d’urgence, et parce qu’elles sont présentes sur le terrain, les chargées d’action sociale restent très attentives et à l’écoute des locataires, pour déceler des situations de souffrance. L’écoute, l’accueil et le dialogue sont alors des actions indispensables pour apporter soutien et assistance. « Il s’agit d’accompagner les victimes en faisant preuve de bienveillance, en libérant la parole et en les orientant vers les bons interlocuteurs » conclut Véronique Lardeux.

En savoir plus sur l’accès au logement social pour les femmes victimes de violences

Violences Femmes Info : 3919

Podeliha le 5 octobre 2019

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