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L’importance du dialogue aménageur public/bailleur social, interview de Michel Ballarini, directeur de la SODEMEL

Assistant les collectivités dans leurs projets, la SEM Sodemel joue le rôle d’ensemblier. Elle coordonne, maîtrise et dirige l’ensemble des acteurs d’une opération (architecte, urbaniste, paysagiste, entreprises…) et est à la fois aménageur et constructeur d’équipements publics. Un rôle de premier plan dans la construction de la ville….

Interview de Michel Ballarini, directeur de la Sodemel

– En quoi le dialogue entre la Sodemel et un bailleur social tel qu’Immobilière Podeliha est-il essentiel ?

« Le dialogue entre un aménageur public comme la Sodemel et un bailleur social comme Immobilière Podeliha, est, aujourd’hui, primordial et ce dès les études d’un quartier. Nous ne pouvons plus agir comme un aménageur omniscient et définir avec notre urbaniste un quartier sans prendre l’avis de nos partenaires promoteurs et bailleurs. La crise que nous traversons ne nous permet plus cette posture. Chaque nouveau quartier urbain doit être pensé en amont avec tous les acteurs qui vont travailler sur le site. Cela permet d’avoir une cohérence d’ensemble pour le quartier et que chaque bailleur et/ou promoteur soit associé à la réflexion et au montage de l’opération. »

– Quelles sont les problématiques en termes d’aménagement et de construction de logements sur un territoire tel que le Maine-et-Loire ?

« Le Maine-et-Loire n’a pas de spécificité en tant que tel par rapport à d’autres départements en matière d’aménagement et de constructions. Il connaît les mêmes problématiques que ses départements voisins ; à savoir le renchérissement du foncier qui pousse toujours plus loin les familles de leurs lieux de travail, l’accroissement des normes et contraintes réglementaires qui retardent la mise en œuvre des opérations et une certaine frilosité des ménages qui hésitent, au regard de la crise que nous traversons, à se lancer dans la construction neuve. Par ailleurs, les finances des collectivités étant aujourd’hui malmenées, le recours à l’emprunt devient la règle pour monter une opération. Or, les banques, comme les ménages, regardent à deux fois avant de s’engager, ce qui peut entraîner là encore quelques retards dans la mise en œuvre des projets.

Malgré tout, le Maine-et-Loire possède une différence notoire avec ces voisins, c’est une ambition publique plus forte qu’ailleurs. Cette ambition se traduit par une plus grande proportion d’opération portée par un aménageur public et par la volonté des élus de mieux appréhender et de mieux contrôler l’aménagement de leur territoire. Cette volonté sera bénéfique dans les années qui viennent car chaque territoire pourra se développer d’une façon cohérente et réfléchie. »

– Quelles en sont les grandes évolutions ?

Aujourd’hui, le département de Maine-et-Loire doit faire face à trois évolutions majeures. La première nous est décrite par l’Insee, c’est l’évolution démographique. Le Maine-et-Loire devra loger, en 2030, plus de 300 000 nouveaux habitants. Aux élus et à nous aménageur public de définir les secteurs qui pourront accueillir toute cette nouvelle population. Il faudra dans tous les cas définir des seuils de densité plus importants que ceux que nous avons connus dans les années1 990, afin de ne pas voir l’étalement urbain perdurer. Il faudra aussi mieux concevoir la ville sur la ville, afin de renforcer les centres au détriment de nouveaux quartiers en périphérie.

Dans le même sens, le vieillissement des populations entraînera une modification dans le type de résidences qui seront construites. Nous aurons plus de résidences services, plus d’EHPAD, plus de résidences séniors. Dans tous les cas, nous constaterons aurons un phénomène de déplacement des populations qui ont construit des pavillons dans les années 1970, et qui ont aujourd’hui une soixantaine d’année, pour des résidences près des centres villes.

Enfin, la préservation de notre environnement jouera un rôle déterminant. Chaque construction que nous réalisons et que nous réaliserons demain devra prendre en compte ce phénomène cet enjeu. D’ailleurs, Immobilière Podeliha avec sa nouvelle résidence des Héliades sur le plateau de la Mayenne à Angers, son premier programme à énergie positive, a déjà pris en compte cette nouvelle donne. »

Immobilière Podeliha le 16 septembre 2015